10 choses que vous ne savez pas sur Star Wars

Deux Jedi en mission. © Fox
Deux Jedi en mission. © Fox
Des millions de fans vouent un culte à Star Wars et à son créateur : George Lucas. Destinée à l’origine aux enfants, cette épopée intersidérale comporte pourtant quelques zones d’ombre…

Avec 55 800 entrées sur 330 copies pour son premier jour d’exploitation en France, Star Wars, épisode 1 : La Menace fantôme 3D s'est classé sans surprise en tête des nouveautés.

Véritable phénomène de société, cette saga galactique (six films !) née de l’imagination de George Lucas et adulée par des millions de fans a non seulement fait la fortune de son créateur mais a aussi révolutionné les effets spéciaux au cinéma.

Mais êtes-vous sûrs de vraiment tout savoir sur Star Wars ? Quelques petits détails auraient pu vous échapper, de même que le côté obscur de George Lucas...

1. George Lucas serait devenu ce qu’il détestait

Issu du cinéma indépendant, George Lucas avait accepté de céder à la Fox les recettes de ce qui deviendrait, vingt ans plus tard, l’épisode IV de la saga en échange de celles que générerait le merchandising autour du film. Son but était de s’émanciper des grands studios hollywoodiens tout en préservant sa liberté artistique.

Les ventes colossales des produits dérivés (jouets, livres, figurines, peluches…) lui ont permis de financer les volets suivants de son épopée, mais elles ont aussi fait de lui l’égal des majors dont il se méfiait à ses débuts.

Quant à la décision de ressortir un film en 3D ou en y ajoutant quelques plans numériques, de nombreux fans y voient la preuve qu’aux yeux du réalisateur, les perspectives financières l'emportent désormais sur les considérations artistiques.

2. George Lucas serait un copieur

Entre hommage et plagiat, la frontière est parfois ténue chez George Lucas.

Fasciné par le Japon, il s’est inspiré de La Forteresse cachée de Kurosawa pour écrire le scénario de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir mais aussi de l’équipement des samouraïs pour le masque de Dark Vador et les combats à l’épée laser. Les costumes des officiers impériaux ressemblent pour leur part aux uniformes nazis.

Quant à la scène où les rebelles, aux commandes du Faucon Millenium, se débarrassent des chasseurs impériaux lancés à leurs trousses, elle est calquée, au plan près, sur des séquences de batailles aériennes tirées de vieux films de guerre. Idem pour le prologue qui défile au début de chaque film, pompé sur Flash Gordon, un serial des années 30.

Et rebelote deux décennies ans plus tard avec la course de pods dans l’épisode I, véritable "copié collé" de la célèbre course de chars dans Ben-Hur.

3. George Lucas serait un menteur

Quand il propose le rôle de Dark Vador au champion de culturisme anglais David Prowse (qu’on aperçoit en garde du corps binoclard dans Orange Mécanique), George Lucas se garde bien de lui préciser que non seulement on ne verra pas son visage qui sera dissimulé derrière un masque mais encore que c’est un autre acteur (James Earl Jones) qui prêtera sa voix au personnage.

Vingt ans plus tard, Lucas promet à David Prowse qu’il endossera une dernière fois le costume de Dark Vador dans l’épisode III : La Revanche des Sith, mais c’est finalement Hayden Christensen qui s’y collera, dans un costume rembourré…

4. George Lucas serait un "politiquement correct"

Dans l’une des scènes de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, Han Solo a une arme braquée sur lui. Dissimulant son propre pistolet laser sous une table du bar où il se trouve, il parvient à faire feu sur son adversaire et à le tuer.

Jugeant rétrospectivement que tirer le premier n’était pas "politiquement correct", George Lucas a modifié cette scène dans son édition remastérisée de 1997. C’est alors l’extraterrestre qui tire le premier. Mais il rate Han Solo (à bout portant !) qui réplique et fait mouche…

5. George Lucas se serait emmêlé les pinceaux

Dans l’épisode VI : Le Retour du Jedi, après que Luke Skywalker a appris à la princesse Leia qu’elle était sa jumelle et que Dark Vador était leur père, il lui demande :

"- Leia, vous vous souvenez de votre mère ? Votre vraie mère.
- Oui, un petit peu. Quand elle est morte, j’étais toute jeune.
- Qu’est-ce que vous vous rappelez ?
- Juste des images, quelques impressions."

Le hic, c’est que George Lucas n’avait pas prévu qu’il ferait mourir en couches Padmé à l’issue de l’épisode III. Leia n’a par conséquent pas pu connaître sa mère… Il s’agit là d’une incohérence.

Paradoxalement, George Lucas a modifié des scènes qui n’en avaient pas franchement besoin, mais n’a jamais jugé utile de corriger cette erreur

6. George Lucas aurait de drôles d’idées

Dans l’épisode I, Qui-Gon Jinn décèle un énorme potentiel chez le jeune Anakin Skywalker. Il propose alors à la mère du garçon de le lui confier afin qu’il en fasse un chevalier Jedi. Ce qu’elle accepte.

Sauf que franchement, vous accepteriez, vous, de confier votre progéniture
à un hippie en robe de bure que vous connaissez à peine pour qu’il l’emmène à l’autre bout de la galaxie soi-disant pour lui montrer son sabre laser et l’initier aux arts Jedi ?

7. La mère d’Anakin serait une mytho

Quand Qui-Gon Jinn demande à la mère d’Anakin qui est le père de l’enfant, elle lui répond sans se démonter le moins du monde qu’il a été conçu par la pure volonté de la Force (ben, voyons…).

Il n’y a qu’une alternative : soit la pauvre femme ment afin de protéger l’identité du papa (un Jedi en goguette, par exemple…), soit elle dit vrai… Auquel cas George Lucas en a fait une sorte de Vierge Marie cosmique.

8. Les Jedi n’auraient aucun code d’honneur

Dépeints comme des défenseurs galactiques de la veuve et de l’orphelin, dans l’épisode I, Qui Gon Jinn et son padawan (disciple en langage Jedi) Obi Wan Kenobi n’ont aucun scrupule à flanquer une dérouillée à Dark Maul.

Celui-ci a beau être mauvais comme une teigne, ce n’est tout de même pas très fair-play de s'acharner à deux contre un...

9. George Lucas n’aurait pas de cœur

Dans son Encyclopédie du Cinéma ringard (éd. Grancher), François Kahn souligne que la caméra s’attarde davantage sur la mort d’un petit Ewok (sorte d’ourson dont le timbre de voix laisse à penser qu’il est accro à l’hélium !) tué au cours de la bataille finale de l’épisode VI : Le Retour du Jedi, que sur la destruction d’une planète (et accessoirement de tous ses habitants !) un peu plus tôt dans le film.

10. George Lucas ferait des blagues racistes

Pourquoi le réalisateur a-t-il fait s’exprimer Jar Jar Binks, l’une des créatures les plus stupides et les plus agaçantes de l’épisode I (et même de toute la saga !), avec un fort accent jamaïcain ?

Jar Jar s’est même vu décerner le prix du "plus mauvais second rôle" à l’issue de la 20e cérémonie des Razzie Awards.

Malgré tous ces défauts, Star Wars n’en demeure pas moins l’œuvre d’un visionnaire. Comme ils sont perfectibles et sans cesse revisités par le réalisateur (éditions spéciales, versions Blu-ray, 3D, etc.), dans quelques années, les six films qui composent la saga n’auront peut-être plus rien à voir avec ce qu’ils sont aujourd’hui. Auquel cas un nouveau décryptage s’imposera…

Partager cet article

Comment a été fabriqué cet article ?

Ils ont contribué à la rédaction de la réponse

Les ressources

Ils ont amélioré la réponse