Qui était Richard Descoings ?

Richard Descoing a été retrouvé mort mardi 3 avril 2012 dans son hôtel à New York. Sur la photo, en juin 2009, il présentait au gouvernement son projet de réforme des lycées. © REUTERS
Richard Descoing a été retrouvé mort mardi 3 avril 2012 dans son hôtel à New York. Sur la photo, en juin 2009, il présentait au gouvernement son projet de réforme des lycées. © REUTERS
Le directeur de Sciences Po Paris a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel de New York, mardi.

Le directeur de Sciences-Po Paris, 53 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à New York, mardi 3 avril. Les circonstances de sa mort demeurent inconnues.

À la tête de Sciences-Po Paris depuis 1996, il avait été réélu en avril 2011 pour un quatrième mandat de cinq ans. Énarque et conseiller d'État, il avait appartenu, en 1992, au cabinet de Jack Lang, ministre de l'Éducation.

En 16 ans, Richard Descoings a considérablement réformé et développé l'Institut d'études politiques de Paris. Le nombre d'étudiants est passé en dix ans de de 4 500 à 10 000.

Il a porté la scolarité de trois à cinq ans et ouvert l'école aux étudiants étrangers (40% aujourd'hui du total actuel).

Richard Descoings a également créé six campus en province (Poitiers, Nancy, Menton, Dijon, Le Havre et Reims) et augmenté les droits d'inscriptions (tempérés par des bourses).

Sa réforme la plus célèbre - et la plus médiatique - reste l'instauration, en 2001, d'un concours  d'entrée spécifique à Sciences Po pour les lycéens issus des zones d'éducation prioritaire (ZEP). La part d'enfants d'ouvriers et d'employés est ainsi passée de 3% en 1998 à 12% en 2011. Fin 2011, il avait fait voter une réforme d'ampleur du concours d'entrée afin de le rendre plus accessible.

Mais le personnage restait très controversé : sa casquette d'homme de gauche rallié au président Nicolas Sarkozy (qui l'avait fait travailler, en 2009, sur la réforme des lycées) en agaçait plus d'un. Elle avait même suscité des rumeurs sur ses ambitions politiques. Après la publication d'une enquête de Mediapart, il avait dû se justifier sur son salaire (24 000 euros nets par mois) et sa prime variable.

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