Google car : monterez-vous dans la voiture qui roule toute seule ?

capture d'écran de la vidéo où l'on voit Steve Mahan, aveugle, se faire conduire par la Google car.
capture d'écran de la vidéo où l'on voit Steve Mahan, aveugle, se faire conduire par la Google car.
Pour la première fois, un aveugle a pu voyager à bord d'une voiture autonome aux États-Unis...

Google avait annoncé qu'il travaillait sur le projet d'une voiture sans conducteur en octobre 2010.

Le géant américain avance qu'une voiture complètement automatique permettrait de réduire le nombre de morts sur les routes (1,3 million dans le monde en 2008, selon l'Organisation mondiale de la santé), de fluidifier le trafic et de diminuer les émissions de gaz polluants.

Une première démonstration avait eu lieu en mars 2011, avec des Toyota Prius et une Audit TT. Mais les engins roulaient sans personne à bord : la plupart des conducteurs rechignent encore à monter dans ce type de véhicule.

Pas Steve Mahan, aveugle, qui a accepté de se laisser conduire par une Google car. Dans une vidéo de présentation, on peut suivre son expérience.

Un itinéraire précis avait été enregistré au préalable dans un ordinateur de l'entreprise. La Google car l'a respecté avec minutie : sur la vidéo, on la voit s'arrêter au stop, vérifier qu'il n'y a pas d'autre véhicule à l'intersection avant de repartir... Elle se positionne à parfait distance du micro au drive-in de Taco Bell pour que Steve puisse commander son repas. Enfin, au pressing, elle se gare à la perfection sur une place pour handicapés.

1. Des caméras, des capteurs sensoriels et un système GPS

Un parcours sans faute grâce à un équipement de pointe : la voiture dispose de caméras et de capteurs sensoriels qui surveillent en permanence ce qu'il se passe autour d'elle, jusqu'à 70 mètres à 360°.

Ils détectent les obstacles et les autres véhicules. Un environnement modélisé en une carte 3D dans les bureaux de Google, via des serveurs auxquels est connectée la voiture.

2. Une législation à adapter

À ce jour, les Google cars ont déjà parcouru plus de 350 000km sur les routes californiennes, circulant au milieu du trafic. Un accident mineur a été relevé, mais venant d'une erreur humaine, en mode manuel, selon l'entreprise.

Reste que pour l'instant, un seul État (le Nevada), a adapté sa législation pour autoriser les voitures autonomes à circuler sur ses routes pour des tests. Il faut encore modifier le code pénal, la responsabilité civile, les assurances...

Mais l'obstacle principal reste la peur de la machine : sur la route, on n'est jamais à l'abri d'une situation imprévue...

La voiture présente tout de même de nombreux avantages : elle ne boit pas d'alcool, ne s'endort pas, ne téléphone pas et ses temps de réaction sont bien plus rapides qu'un humain !

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