Quelle est la différence entre un musulman et un islamiste ?

Un fidèle lit le Coran dans une mosquée du Caire, en Égypte © REUTERS
Un fidèle lit le Coran dans une mosquée du Caire, en Égypte © REUTERS
Huit jours après la mort de Mohamed Merah, 19 islamistes ont été interpellés à Toulouse, Nantes, Marseille, Lyon, Nice et en Ile-de-France. Définitions.
  • Un musulman

est un fidèle de l’islam. L'islam est une religion monothéiste fondée par Mahomet au début du VIIe siècle. Son fondement est le Coran, livre saint et parole de Dieu révélée à Mahomet, et la Sunna, enseignement et vie du prophète. Le mot islam signifie soumission à la volonté d’Allah (Dieu). Les musulmans se répartissent en deux courants principaux : le sunnisme (84%) et le chiisme (15%).

En 2011, l'islam compte 1,57 milliard de croyants, c'est-à-dire 22,5 % de la population mondiale. Les pays qui comptent le plus de musulmans sont l’Indonésie, le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh, la Turquie, l’Iran, l'Égypte et le Nigeria.

Il ne faut pas confondre musulmans et arabes : les arabes sont minoritaires parmi les musulmans (20 à 25%) et il existe des arabes chrétiens (en Égypte, au Liban…).

Selon le ministère de l’Intérieur, il y aurait entre cinq et six millions de musulmans en France.

  • L’islamisme

est un mouvement regroupant les courants les plus radicaux de l’islam. Ces courants veulent faire de l’islam une idéologie politique qui passe par l’application rigoureuse de la charia (loi islamique fondée sur les préceptes du Coran) et la création d’États islamiques. Le terme est réapparu en France à la fin des années 1970.

L’islamisme ne doit pas être confondu avec l’adjectif "islamique" qui qualifie tout ce qui se rapporte à l’islam.

Le Centre français de recherche sur le renseignement a publié un rapport sur le développement de l’islam fondamentaliste en France en 2005. Il indique que l’islamisme représente 5 à 10% de la communauté musulmane, soit 300 000 à 500 000 personnes. En outre, 1% des musulmans français seraient prêts à s’engager ou à soutenir activement le djihad, soit 3 000 à 5 000 personnes. Enfin, selon des chiffres émanant des services de renseignement cités dans ce rapport, en 2005, entre 300 et 500 jeunes Français avaient rallié Al-Qaïda.

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