Les pirates somaliens sont-ils en train de perdre la guerre ?

Le voilier de luxe Le Ponant, cible d'une attaque de pirates au large des côtes somaliennes, en avril 2008. © REUTERS.
Le voilier de luxe Le Ponant, cible d'une attaque de pirates au large des côtes somaliennes, en avril 2008. © REUTERS.
Six pirates présumés comparaissent depuis ce mardi à Paris pour le détournement du voilier Le Ponant, au large de la Somalie, en avril 2008.

Le procès de six pirates somaliens présumés s’est ouvert ce mardi 22 mai devant la cour d’assises de Paris. Ils sont accusés du détournement du voilier de luxe Le Ponant et de la prise d’otages de ses 30 membres d’équipage, en avril 2008.

Les faits se sont déroulés au large des côtes somaliennes, à l’entrée du golfe d’Aden. Une zone de navigation réputée être la plus dangereuse du globe, où la moitié des actes de piraterie maritime mondiaux sont aujourd’hui commis.

Depuis la chute de l’État somalien et le début d’une guerre civile en 1991, la piraterie est devenue un business comme un autre dans cette région troublée, contrôlée par des seigneurs de guerre.

Selon un rapport annuel de l’Organisation maritime internationale (OMI), 286 attaques contre des navires ont été recensées en 2011 dans les eaux proches de la Somalie. Un chiffre en hausse par rapport à 2010, qui avait compté 172 incidents.

Grâce à une vigilance et à des contrôles accrus de la communauté internationale, les tentatives de détournement des pirates somaliens échouent pourtant de plus en plus souvent. En 2011, 33 navires avaient été capturés avec succès (soit un taux de réussite de 11,5%), contre 50 en 2010 (taux de réussite de 29%).

Depuis le début de 2012, 58 attaques ont été recensées par le Bureau maritime international (BMI). Au 18 mai 2012, 13 bateaux et quelque 200 otages étaient encore aux mains de pirates somaliens.

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