Un an de révolution arabe : que sont devenus les dictateurs ?

Le 14 janvier, Zine el Abidine Ben Ali quitte le pouvoir après 23 ans à la tête de la Tunisie. Crédit : REUTERS
Le 14 janvier, Zine el Abidine Ben Ali quitte le pouvoir après 23 ans à la tête de la Tunisie. Crédit : REUTERS
Hosni Moubarak a été condamné à la prison à vie ce samedi. Un an après le printemps arabe, que sont devenus les autres chefs d'État chassés du pouvoir ?

Le 2 juin 2012, le président égyptien déchu Hosni Moubarak a été condamné à la prison à vie pour le meurtre de près de 850 manifestants pendant la révolte de 2011.

En revanche, les deux fils de Moubarak, Alaa et Gamal, jugés pour corruption sont repartis libres, les délits commis étant prescrits. Le procureur avait pourtant réclamé initialement "une peine exemplaire".

Que sont devenus les autres chefs d'Etat tunisien, lybien et yéménite, eux aussi chassés du pouvoir ces derniers mois ?

1. Ben Ali

Le 14 janvier 2011, l'ancien président Zin el Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir, a fui son pays avec sa famille proche pour l'Arabie Saoudite.

Depuis, il a été jugé à plusieurs reprises par contumace (c'est à dire qu'il n'était pas présent à son procès) par un tribunal militaire tunisien. Il a déjà cumulé une peine (théorique) de 66 ans de prison, notamment pour détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics.

Pire, Ben Ali risque la peine capitale pour complicité d'homicide volontaire concernant au moins 22 personnes à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest du pays.

Il fait l'objet lui et son épouse d'un mandat d'arrêt international, mais l'Arabie saoudite refuse jusqu'à présent d'accéder aux demandes d'extradition tunisiennes.

2. Mouammar Kadhafi

L'ancien dictateur n'a pas eu le temps d'être jugé: il a été abattu le 20 octobre 2011 dans la région de Syrte.

Son fils, Seif Al-Islam, a été arrêté le 19 novembre. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l'humanité.

Mais la Libye conteste la compétence de la CPI pour juger Seif Al-Islam, et voudrait le juger dans le pays.

Pour le moment, le fils de Kadhafi est toujours détenu à Zeiten, à 180 km au sud-ouest de Tripoli, par des ex-rebelles qui réclament d'être payés...

3. Ali Abdallah Saleh

C'est celui qui s'en tire le mieux... pour l'instant. L'ancien président yéménite avait cédé le pouvoir le 21 février à son successeur, Abd Rabbo Mansour Hadi (ex-vice président du Yémen), après 33 ans au pouvoir.

Mais ses opposants l'accusent d'entraver l'application du plan de transition politique et réclament son départ du pays.

M. Saleh a fait face à une contestation sans précédent au Yémen pendant 11 mois, avant d'accepter ce plan prévoyant son départ en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches, dont plusieurs restent encore à des postes de responsabilité.

Partager cet article

Comment a été fabriqué cet article ?

Ils ont contribué à la rédaction de la réponse

Les ressources

Ils ont amélioré la réponse