Les chimpanzés aussi font une crise de la quarantaine

A bonobo ape, a primate unique to Congo and humankind's closest relative, carries bananas across a pond at a sanctuary just outside the capital Kinshasa
Les chimpanzés connaissent une période de mal-être et de stress au milieu de leur vie ©Reuters

La crise de la quarantaine ne serait pas le propre de l’Homme ! Selon une étude publiée cette semaine dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), les chimpanzés et les orangs-outans connaissent aussi une période de mal-être, de stress et de doute, au milieu de leur vie.

Des chercheurs, dirigés par le psychologue Alexander Weiss de l’université d'Édimbourg, ont étudié 508 grands singes, d’âges différents, vivant en captivité dans des parcs animaliers et des réserves du monde entier.

Pour chaque primate, les gardiens et les soigneurs ont dû remplir un questionnaire permettant d’évaluer quatre critères : l’humeur de l’animal, sa socialisation, les efforts fournis pour atteindre certains objectifs (comme se procurer de la nourriture) et le sentiment du gardien s’il devait occuper la place du singe (pour chaque animal plusieurs gardiens ont dû remplir le formulaire afin de limiter les biais sur ce dernier critère). Chacun de ces éléments donne un indice sur le bien-être de l’animal.

Il ressort de leurs travaux que les chimpanzés et les orangs-outans sont heureux durant leur jeunesse et la seconde moitié de leur vie. En revanche, ils affichent un pic d’insatisfaction entre 28 et 35 ans, période qui correspond au milieu de leur vie (la courbe est issue des travaux de ces chercheurs).

Capture decran 2012 11 23 a 18.00.00 Les chimpanzés aussi font une crise de la quarantaine

Ainsi, les animaux suivent, en terme de bien-être psychologique, exactement le même cheminement que l’être humain.

Les causes de la crise de la quarantaine (ou "midlife crisis") chez l’homme ne sont pas clairement identifiées. Mais les chercheurs déduisent de leurs travaux qu’il ne faut pas omettre les facteurs biologiques, puisque cette crise existentielle est partagée par l’homme et le singe.

"Certains scientifiques regrettent déjà, sans remettre en cause les conclusions de l’étude, que des données plus objectives, comme la mesure de taux hormonaux" n’aient pas été examinées, relève le site Futura Sciences.

Pour en savoir plus, le PDF de l'étude (en anglais).

Partager cet article

Comment a été fabriqué cet article ?

Ils ont contribué à la rédaction de la réponse

Les ressources

Ils ont amélioré la réponse