L’open data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

L'ouverture croissante des données permet des applications inédites.
  • Le résumé :

Du 17 au 22 septembre se tient à Helsinki (Finlande) l'Open Knowledge & Data Festival (le Festival de la connaissance et des données ouvertes). Une semaine complète dédiée aux problématiques des données et de leur réutilisation dans des domaines aussi diverses que l'éducation, la science, le journalisme, etc.

L'occasion de découvrir à quoi peut aboutir l'open data. L'ouverture des données (publiques ou privées), c'est à dire le droit d'accéder, de consulter et de réutiliser des données gratuitement et facilement ne s'arrête pas à la publication massive de séries chiffrées. Ce n’est qu’une étape, indispensable mais intermédiaire, pour permettre la création de projets qui peuvent améliorer la connaissance des citoyens et la société dans laquelle ils vivent.

L'open data est une application des principes de l'open source, qui mise sur la transparence et le partage des informations pour favoriser la démocratie. Les projets d'open data sont donc plus souvent des démarches, appelées à s'enrichir et à s'améliorer au fur et à mesure que de nouvelles données sont publiées.

Voici 5 exemples.

  • Cartographier l'argent des gouvernements

Le site Open Spending recense les flux financiers des gouvernements pour les présenter de manière utile et compréhensible. Budget du Mexique, dotations de la communauté européenne à la France, aides humanitaires de l'Uganda,... Open Spending met en ligne 103 jeux de données, que l'on peut explorer et visualiser sous différentes formes graphiques pour comprendre leur répartition.

AFD Lopen data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

  • Evaluer le travail des hommes politiques

ManyBills permet aux citoyens d'explorer la dense matière législative des Etats-Unis. Sur une frise chronologique, l'internaute peut visualiser le nombre de lois et leur contenu sur une thématique, celles proposées ou votées par un député en particulier.

manybills Lopen data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

En France, les observatoires Nos Députés et Nos sénateurs, réalisés par le collectif Regards Citoyens répondent au même principe : consulter les statistiques relatives au travail des élus (nombre de jours de présence, de questions posées, de lois proposées ou votées, d'amendements soumis, etc).

nosdep Lopen data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

  • Décrypter l'actualité

Les data journalistes du Guardian ont étudié les données relatives aux émeutes ayant secoué l'Angleterre pendant 5 jours en août 2011. Données publiées (la liste des incidents, le nom et l'adresse des personnes ayant été arrêtées et ayant comparus devant la justice,...) ou données récoltées par leurs soins, après interviews de plus de 270 personnes impliquées dans ces émeutes notamment.

Avec ce travail d'analyse, les journalistes ont pu faire ressortir de nouveaux éléments et questionner les déclarations des hommes politiques. Ils ont par exemple prouvé que les peines de prison prononcées contre les émeutiers avaient été en moyenne 25 % plus importantes que d'ordinaire pour ce type de délit et que Twitter avait été utilisé massivement une fois les premiers incidents passés, non pas en amont des évènements.

guardian Lopen data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

  • Améliorer l'action humanitaire

Parmi les missions mises en place par les Nations Unies, UN-Habitat promeut l’urbanisation durable et l'amélioration des conditions de logement dans le monde et finance à ce titre de multiples projets. Les données liées à ces projets (budget, financeurs, lieu, date, état d'avancement, etc.) ont été mises en ligne sur une plate forme dédiée Open UnHabitat.org en septembre 2012. En jouant la carte de la transparence, les Nations Unies espèrent renforcer leur crédibilité, leur visibilité ainsi que la productivité et l'efficacité de ces projets.

openUN Lopen data, ça sert à quoi ? Voici 5 exemples concrets.

Lors de la famine de 2011 dans la Corne de l'Afrique, l'agence Development Seed et les Nations Unies (via leur programme alimentaire mondial, le WFP) ont représenté sur une carte l'avancement de la situation (zones secourues, zones encore en difficulté, etc.). Le but : inciter le public à prendre conscience du problème et aider les organisations intervenant sur le terrain à se coordonner.

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  • Se balader en réalité augmentée

Les Pays-Bas ont ouvert leurs données culturelles et organisent dans le cadre du programme Open Cultuur Data un concours d'applications. Rijksmonumenten.info (compatible IPhone, Android et sur ordinateur) propose de la réalité augmentée appliquée aux monuments culturels du pays. Le portable en poche, quand vous vous approchez d'un des lieux recensés dans l'application, une info-bulle apparaît sur votre écran. Même système sur l'ordinateur, mais en se basant sur le site Google Maps.

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Sur Quoi.info : Sur Facebook, les premiers amis des Israéliens sont les... Palestiniens !

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